9/2/2011

UN CONTE DU MAROC

 Un conte du  Maroc
La  chatte  imprudente





RÉSUMÉ

Son maître étant allé chercher de la nourriture, une chatte restée seule s'ennuie. Pour faire part de son mécontentement elle renverse la nourriture présente dans la cabane. Son maître en colère lui coupe la queue. La chatte va faire son possible pour la récupérer et ainsi comprendre la difficulté de trouver de la nourriture.

Illustration : Hamid Diani



Texte du conte


Il était une fois un jeune homme qui habitait une petite cabane dans un village montagneux. Il avait une petite chatte. Il se rendait chaque matin à la forêt voisine pour apporter de quoi vivre et de quoi nourrir sa chatte. Il ne revenait que la nuit.
Un jour, la chatte se sentit lasse de passer la journée toute seule dans la cabane ; elle renversa les assiettes, renversa les restes du dîner de son maître et but tout son lait.
A son retour, Hamidi, son maître, fut furieux contre la chatte qu’il gronda en lui reprochant d’ignorer la valeur de toute cette nourriture qu’elle avait gaspillée. Furieux, il lui infligea une sanction humiliante en lui coupant la queue qu’il pendit au mur. La chatte qui ne supportait pas cette mutilation ne cessait pas de pleurer. Hamidi promit à la chatte de lui rendre sa queue si elle lui rapportait son lait.
Tôt le matin, la chatte se réveilla et se rendit à la forêt pour chercher du lait pour récupérer sa queue. Elle s’adressa à la vache :
- Vache généreuse ! je te prie de me donner un peu de lait pour que je récupère ma queue.
- Apporte-moi un peu d’herbe et je te donnerai du lait, répondit la vache.
La chatte alla chez « le champ voisin » et lui demanda de l’herbe pour le donner à la vache pour que cette dernière lui donne du lait.
- Apporte-moi de l’eau et je t’offrirai de l’herbe, lui dit le champ.
Très étonnée, la chatte alla chez le ruisseau (la Saguia) qui alimentait le champ et réitéra sa demande : « S’il te plait, je veux irriguer le champ pour qu’il me donne de l’herbe pour le donner à la vache pour avoir un peu de lait ».
Le ruisseau répondit : « je n’ai aucun empêchement, va voir la rivière pour qu’elle me donne de l’eau, pour que j’alimente le champ. »
La chatte, qui, sans sa queue, se sentit moche et humiliée, commença à se décourager. Mais elle alla chez la rivière et lui réitéra la même demande ; la rivière l’envoya voir le mont couvert de grandes masses de neige.
Le mont lui dit qu’il était sensible à ses peines mais ne pouvait pas répondre à sa quête dans l’immédiat. Il devait garder la neige jusqu’à l’été où les pluies devenaient rares. Elle devait donc faire preuve de patience.
Des jours et des semaines passèrent, et la chatte attendait avec impatience le don de la montagne. Elle souffrait d’avoir perdu sa queue et d’avoir ignoré la valeur réelle de l’alimentation qu’elle avait gaspillée.
La neige commença à fondre et l’oued se remplit d’eau. La chatte s’empressa d’irriguer le champ qui lui donna un peu d’herbe.
Quand la vache eut mangé à satiété, elle lui donna un peu de lait. La chatte revint chez Hamidi à qui il remit du lait et le prit de lui pardonner son acte. Elle reconnut avoir vu des rivières d’eau couler pour avoir ce petit bol de lait.
Hamidi sourit, la serra dans ses bras et lui rendit sa queue.
Très contente, la chatte se rendit auprès du mont et le remercia de l’avoir aidée à résoudre son problème.



Pour écouter le conte en français dit par Bahija Ben Barka et Mustapha Ghanim  http://www.conte-moi.net/conte.php?id=84

 

 

2 comentarios:

  1. Que precioso cuento , Pilar , ya sabes que me encantan los cuentos , las ilustraciones y si además podemos escuchar otros acentos de la francofonía nos enriquecemos con la cultura de otros pueblos.
    Bises

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  2. Sí, ya lo sé, y creo que es una manera de enseñar que el francés no es solamente Paris y Eurodisney como piensan muchos...
    Un beso

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