21 feb. 2012

LE PAIN







Au risque d’en décevoir certains, les Français ne se coiffent pas d’un béret et ne marchent pas dans les rues avec leur baguette de pain sous le bras. Cependant, il est vrai que les Français et le pain sont indissociables. Beaucoup de familles françaises ne sauraient imaginer un repas sans pain. Baguette, ficelle, miche, couronne, etc. : le pain, sous toutes ses formes, vit de beaux jours en France. Mais à qui devons-nous cette invention culinaire ?





Les Égyptiens, inventeurs du pain

Rien de plus basique que le pain : de la farine, du sel, de l’eau, de la levure (ou du levain) qui lui permettra de gonfler, et le tour est joué. Il ne reste plus qu’à mettre la pâte au four et à attendre qu’une jolie croûte se forme. Mais avant de devenir l’aliment que l’on connaît aujourd’hui, le pain est passé par différentes étapes. 

Il faut remonter au néolithique, environ 30000 avant J.-C., pour voir apparaître les premières traces d’un pain au levain, et ce n’est vraiment qu’en 8 000 avant J.-C. que les historiens ont retrouvé l’origine des pains «modernes». On attribue aux Égyptiens l’invention du pain au levain, invention où le hasard joue un rôle important. L’histoire raconte que de la pâte à pain sans levain (composée d’eau, de lait, de farine d’orge et de millet) a été laissée trop longtemps à l’air libre. Cette pâte a tout de même été cuite et s’est mise à gonfler. Le pain au levain est né. Au fil du temps, le pain devient un aliment de base dans le monde entier.



Aujourd’hui en France, on compte environ quarante mille artisans boulangers.

Mais attention ! N’est pas boulanger qui veut !
l’alimentation des populations. Dès le Moyen Âge, on le retrouve aussi bien dans les maisons pauvres que dans les maisons plus aisées, bien qu’il ne soit pas réalisé avec la même farine. Vers la boulangerie moderne Le XIXe siècle amène avec lui la boulangerie moderne




Les inventions sont nombreuses, notamment celle du pétrin mécanique qui rend le travail du boulanger moins physique. L’accès aux matières premières est également plus facile. Le pain de bonne qualité peut donc se démocratiser. Pourtant, il va se raréfier pendant la crise économique de 1929, puis avec l’occupation allemande entre 1939 et 1945. Il faudra attendre la fin de la Seconde Guerre mondiale pour voir la production repartir et les fournils se moderniser.
Au XXe siècle, la boulangerie est encore une activité largement artisanale même si le pain industriel a du succès, car il est moins cher et disponible en grandes surfaces. Les boulangers traditionnels ont désormais de la concurrence. Aujourd’hui en France, on compte environ quarante mille artisans boulangers.
Mais attention ! N’est pas boulanger qui veut ! Depuis 1993, la législation française encadre la profession. Les dénominations «boulanger» et « boulangerie » sont réservées aux professionnels artisans qui « choisissent leurs matières premières, pétrissent la pâte en contrôlant sa fermentation ainsi que sa mise en forme, et enfin, cuisent le pain sur le lieu de vente ». Par ailleurs, les produits nécessaires à la fabrication du pain ne doivent jamais être surgelés





source: http://www.azurlingua-culture.com




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